Après publication

Lire les comptes d’un livre sans confondre les chiffres.

Un relevé utile permet de suivre les exemplaires, les recettes et le calcul des droits. Les termes doivent être définis dans la proposition et le contrat.

Dans ce guide

Partir de la période et du périmètre

Repérez d’abord l’exercice couvert, le titre, les éditions et les formats concernés. Un livre papier, un EPUB et une cession de traduction ne se lisent pas sur la même ligne. Vérifiez si le relevé porte sur les ventes du seul éditeur ou sur d’autres circuits. Les conditions contractuelles donnent la base de rémunération ; le relevé doit permettre d’en vérifier l’application.

Comprendre le mouvement des exemplaires

Pour l’imprimé, distinguez le stock d’ouverture, les exemplaires fabriqués, expédiés, retournés, vendus nets, offerts ou détruits et le stock de clôture. Une expédition à un point de vente n’est pas toujours une vente définitive : des retours peuvent modifier le total. Les exemplaires d’auteur et de service de presse doivent être identifiables selon les clauses applicables. La SGDL détaille les mentions de la reddition des comptes.

Retrouver le calcul des droits

Une ligne de rémunération devient compréhensible lorsque l’on connaît le nombre d’unités retenues, l’assiette sur laquelle le taux s’applique, le taux prévu, les éventuels paliers et le montant obtenu. N’inférez pas un taux à partir du seul prix public : selon le contrat et l’exploitation, la base peut différer. Pour le numérique, recherchez séparément les quantités ou accès comptabilisés, les recettes et les conditions prévues au contrat.

Lire les retours et les corrections

Si une provision pour retours existe, le relevé doit expliquer sa constitution et sa reprise selon le cadre applicable. Comparez deux exercices pour éviter de lire une provision comme une perte définitive. En cas d’avoir, de remboursement ou d’ajustement, demandez l’opération d’origine et la période concernée. Un tableau récapitulatif personnel, sans données sensibles superflues, aide à détecter une rupture de série.

Ne pas oublier les autres exploitations

Une cession de poche, une traduction ou une adaptation éventuelle demande une ligne identifiable : nature de la cession, somme encaissée, taux ou part de l’auteur et droits correspondants. Le relevé devrait distinguer ces recettes des ventes courantes du livre. Une absence de ligne n’établit pas à elle seule qu’aucune exploitation n’a eu lieu ; posez une question documentée à partir du contrat.

Cinq questions utiles à poser

Quelle période couvre ce relevé ? Comment les ventes nettes sont-elles calculées ? Quelle assiette et quel taux s’appliquent à chaque format ? Comment sont traités les retours et les exemplaires hors droits ? Les cessions à des tiers apparaissent-elles séparément ? Notez la réponse et rapprochez-la du contrat avant d’en tirer une conclusion. Le guide Examiner une proposition aide à vérifier ces points en amont ; La vie du livre situe le suivi après publication.

Repère : la SGDL rappelle que la reddition des comptes et le paiement des droits constituent des obligations de l’éditeur dans le cadre du contrat d’édition. Les modalités concrètes doivent être lues avec votre contrat.

Parcourez les autres guides pour auteurs ou consultez les questions fréquentes pour préparer la prochaine étape.

Reconstituer une ligne de droits

Pour contrôler un montant, partez d’une seule édition et d’une seule période. Recopiez le nombre d’exemplaires retenus, le prix ou la recette servant d’assiette, le taux contractuel et les ajustements. Recalculez le résultat en indiquant vos hypothèses. Si un palier s’applique, repérez le seuil déjà atteint et la part des ventes relevant de chaque taux. Une différence appelle une explication sur la méthode avant toute conclusion.

Tenez à part les retours, les exemplaires hors droits et les exploitations secondaires. Pour le numérique, ne transposez pas mécaniquement le calcul du papier : vérifiez l’assiette prévue et la période de remontée des données. Conservez le relevé, le contrat et votre calcul dans un même dossier daté. La fiche de chaque édition aide à éviter les confusions de format.