Dans ce guide
À quoi sert ce document ?
Le synopsis donne une vue d’ensemble avant la lecture intégrale. Il situe le sujet, la progression et l’aboutissement du texte. Il se distingue du texte de quatrième de couverture : ce dernier invite un lecteur à découvrir l’ouvrage, tandis que le synopsis renseigne la personne qui étudie le projet. Vous pouvez garder un style simple et direct.
Pour un roman ou un récit de fiction
- Installez le point de départ : qui agit, dans quel cadre et avec quel désir ou problème ?
- Exposez le mouvement : quels choix, obstacles ou événements font évoluer l’histoire ?
- Montrez l’issue : comment le conflit principal se résout-il ou se transforme-t-il ? Il n’est pas nécessaire de préserver le suspense pour l’éditeur.
- Situez le ton : quelques mots sur le point de vue, l’époque ou la forme peuvent éviter un malentendu.
Si plusieurs personnages se partagent la narration, concentrez le résumé sur leurs liens et sur la progression générale. Une liste exhaustive de scènes est rarement utile.
Pour un essai ou un document
Commencez par la question à laquelle le livre répond, puis présentez votre angle et les principales étapes de l’argumentation. Indiquez la nature des sources : expérience professionnelle, enquête, témoignages, archives ou bibliographie. Terminez par ce que le lecteur pourra comprendre ou mettre en pratique. Si le propos porte sur un domaine spécialisé, précisez les notions qui devront être expliquées.
Pour un témoignage
Un témoignage ne se réduit pas à une suite chronologique. Repérez le moment qui ouvre le récit, les étapes qui changent la situation et la perspective avec laquelle vous regardez aujourd’hui les événements. Distinguez ce que vous avez vécu, ce que d’autres vous ont rapporté et ce qui reste incertain. Cette précision aide aussi à préparer la vérification des faits et des autorisations.
Quelle longueur choisir ?
Il n’existe pas une longueur universelle. Un texte suffisamment court pour être lu d’un trait, mais assez détaillé pour rendre la structure intelligible, est souvent plus utile qu’un résumé télégraphique. Si votre projet est complexe, ajoutez un plan des parties ou chapitres séparé du synopsis. Évitez les formules de promotion, les comparaisons grandiloquentes et les révélations volontairement retenues.
Quand écrire la quatrième de couverture ?
Un synopsis sert à discuter le manuscrit complet ; la quatrième aide ensuite un lecteur à choisir un livre. Il est donc normal que la première version du texte public change après le travail éditorial. Évitez de copier un paragraphe du synopsis tel quel : il peut révéler l’issue ou employer un vocabulaire utile à l’éditeur mais peu parlant pour le public. Notre guide de la quatrième de couverture donne un canevas distinct, sans formule publicitaire imposée.
Avec quoi l’envoyer ?
Joignez une brève présentation de l’auteur, le genre et la longueur approximative du manuscrit. Le synopsis complète le texte ; il ne le remplace pas. Consultez la ligne éditoriale pour situer votre projet et le guide d’envoi pour préparer le dépôt du manuscrit.
Ce que le synopsis ne dit pas seul
Le synopsis décrit la progression du livre ; il n’explique pas toujours les raisons du choix de la forme, des sources ou du lecteur visé. Une note d’intention courte peut préciser ces décisions sans répéter l’intrigue. Relisez enfin les deux textes à côté du manuscrit : un dossier convaincant reste fidèle à l’œuvre effectivement proposée.
Pour un roman, suivre les changements
Un synopsis utile montre la situation de départ, les décisions qui déplacent l’intrigue, les revers et l’issue. Il peut évoquer des sous-intrigues sans enchaîner toutes les scènes. Si un personnage change d’avis, expliquez quel événement rend ce changement crédible. Le guide Intrigue, personnages et rythme propose de cartographier les scènes avant d’en écrire le résumé.