Présenter un projet

La note d’intention explique le choix du livre.

Elle montre pourquoi ce sujet appelle cette forme et ce que l’auteur veut faire vivre au lecteur. Elle complète le synopsis sans raconter une seconde fois toute l’intrigue.

Dans ce guide

Trois documents, trois fonctions

Le synopsis expose le déroulement de l’œuvre, y compris sa fin lorsqu’elle compte pour l’évaluation. Le courriel d’accompagnement identifie l’auteur, le genre et les pièces jointes. La note d’intention explique le geste d’écriture : pourquoi ce projet, pour quel lecteur, sous quelle forme et avec quelles limites. Elle évite de remplacer l’un de ces documents par un texte promotionnel.

Partir du sujet, puis préciser l’angle

« Je parle de mémoire » reste trop large ; « je raconte comment trois générations conservent des versions incompatibles d’un même événement » donne un objet de lecture. Décrivez le point de départ concret et le choix qui rend votre livre particulier. Un thème déjà traité peut prendre sens par une enquête, une voix, une structure ou un accès à des matériaux originaux. Ne présentez pas l’originalité comme une garantie de succès.

Expliquer les choix de forme

Pourquoi la première personne, des chapitres courts, une alternance de points de vue, des images ou des notes ? Montrez ce que ces décisions apportent au lecteur. Pour un roman, vous pouvez préciser le type de tension et l’évolution visée. Pour un essai, indiquez votre méthode, vos sources et ce qui relève de l’analyse. Pour un récit personnel, explicitez la place laissée à l’incertitude et aux personnes concernées.

Nommer le lecteur sans fabriquer un marché

Décrivez les centres d’intérêt ou les questions du public probable : lecteurs de récits familiaux, de vulgarisation historique ou de littérature jeunesse, par exemple. Évitez de promettre que « tout le monde » lira le livre ou de déduire des ventes d’une tendance supposée. Si vous citez des ouvrages voisins, expliquez la différence de traitement plutôt que d’annoncer une comparaison flatteuse.

Une trame d’une page

Vous pouvez organiser votre note en quatre courts paragraphes : 1. le sujet et sa question centrale ; 2. l’angle et les matériaux ; 3. les choix de narration ou de démonstration ; 4. le lecteur envisagé et l’effet recherché. Une phrase comme « Je souhaite que le lecteur comprenne… » peut aider à vérifier la cohérence. Supprimez ensuite les déclarations générales qui ne décrivent aucun choix réel.

Dernière vérification avant l’envoi

La note correspond-elle au texte effectivement écrit ? Distingue-t-elle votre expérience de faits vérifiés ? Peut-on comprendre son contenu sans connaître votre parcours ? Vérifiez le titre, le genre et le nom figurant sur les autres documents. Si votre projet comporte des images ou plusieurs contributeurs, précisez les rôles et consultez le guide Présenter un projet illustré. Pour le dossier complet, revenez à la préparation du manuscrit.

Test simple : après lecture, une personne doit pouvoir dire non seulement de quoi parle le livre, mais pourquoi vous l’avez construit de cette façon.

Parcourez les autres guides pour auteurs ou consultez les questions fréquentes pour préparer la prochaine étape.

Adapter la note à la forme du manuscrit

Dans un recueil, expliquez le fil entre les pièces et la logique de leur ordre. Dans un essai, précisez la question, le périmètre et la méthode. Dans un récit de vie, distinguez votre expérience du regard rétrospectif que vous portez sur elle. Dans un livre jeunesse, décrivez la situation de lecture et le rôle éventuel des images. Cette adaptation vaut mieux qu’un modèle identique pour tous les genres.

Questions pratiques sur ce sujet

Quelle différence avec le résumé ?

Le résumé décrit le contenu ; la note explique pourquoi vous choisissez cet angle, cette forme et ce public. Elle peut nommer une difficulté de construction, mais ne doit pas défendre chaque phrase du manuscrit.

Faut-il raconter toute sa vie ?

Retenez les éléments qui éclairent la démarche ou la compétence utile au projet. Une expérience personnelle peut expliquer un point de départ sans prouver toutes les affirmations du livre.